Sculpture,
Jardin Flamand, 1, Avenue Victor Hugo

Pour Michel Wohlfahrt, son approche de l’art est celle du déplacement. Du sacré au profane, du grave à l’ironie, il se joue des codes. C’est aussi la façon qu’il a choisie pour être – par son art – aux autres. Ne serait-ce pas en cela une forme d’élégance ?

Wohlfahrt évoque souvent les sujets de société. Mais ce n’est jamais sans crier ou mettre en garde qu’il choisit une position distante, qui tout en semblant se
dégager de son sujet, en accentue le propos par le glissement de la curiosité du spectateur. L’usage d’objets récupérés, de figurines enfantines, lui permet des propos tout à la fois distants et acérés. A ne pas faire les choses comme il se devrait, il se retrouve sur un terrain où il est seul.

Ses sculptures, il est juste de le dire, habitent réellement les espaces dans lesquels il les pose. Elles vont même jusqu’à transformer, de leur seule présence, son parc et les lieux historiques où elles s’intègrent si bien.

Les corps contredisent toute anatomie et rejettent même l’idée d’imitation. Sont-ce des stèles, des totems ? Quelle force symbolique donne à ces formes une vie vraisemblable ?

D’après Alin Avila – 2014

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