15 ans et demi en 1958 à Saint-Cannat près d’Aix-en-Provence : début d’apprentissage dans l’atelier paternel - peintre
et céramiste - des techniques de la céramique et du dessin classique.
Une passion secrète et tenace : l’architecture (abonnement à la revue l’Architecture d’aujourd’hui et à la revue CREE).
Dessins de maisons, en classe, dans mon enfance, et ensuite dans mes moments libres. Descriptions graphiques de
mondes souterrains, longues heures de rêve devant les mas en ruine, nombreux à cette époque, que je «reconstruisais»
à ma façon.
Petit à petit l’intérêt se porte vers d’autres «architectures»: l’intérieur des coquillages, les bois rongés par les
insectes xylophages, les photos de termitières, les rochers érodés par les intempéries et qui suggèrent des villes ou
des personnages fantastiques. Début des dessins à partir de ces éléments. « Découverte », dans la bibliothèque de mon
père, d’artistes qui me font comprendre ce que peut être la sculpture quand elle n’est pas classique. Brancusi et
Giacometti, en tête.
Sculpteur
Cloître des Cordeliers
Hôtel le Manoir
8, rue d’Entrecasteaux
1964 :
installation à mon compte comme céramiste et premières sculptures.
1968 :
première expo de groupe à Marseille, et choix de ne plus faire que cela. Orientation du travail en
collaboration avec des décorateurs et des architectes. Connaissance du travail des architectes Anti
Lovag et Jacques Couelle, qui utilisent la technique du voile de béton projeté et dont les réalisations
font le lien entre sculpture et architecture. Développement rapide de mon travail, d’une part pour des
particuliers et d’autre part pour des immeubles (fontaines, muraux, cheminées, objets éclairants).
Gros chantiers pour les hôtels Méridien (Ile de la Réunion, Rwanda, Gabon). Sur cette période,
exposition de mes sculptures chez moi et dans une galerie collective, rue du Bac à Paris. Pas de
recherche de galerie, faute de temps.
1976 :
rencontre, au cours d’un voyage d’étude au Quebec, du sculpteur espagnol habitant Montréal,
Jordi Bonnet. Rencontre choc qui provoque de salutaires fissures dans la perception de mon travail.
Je vois aussi ce qui est possible en Amérique du nord ,et pas en France, dans le domaine des
sculptures-architectures. Jordi Bonnet me propose son aide si je viens m’installer au Quebec,
mais la chose se révèle impossible à réaliser rapidement....et mort de Jordi Bonnet.
Début 1980 :
difficulté croissante à poursuivre dans la même direction, les grands projets ne trouvant pas d’échos.
1982 :
arrêt total du travail avec des architectes et des décorateurs, et entrée dans une longue période de
réflexion et de recherche. Travail de la pierre et recherche, dans l’argile, autour de ma collection de
bois rongés. Et toujours beaucoup de dessins architectoniques . Tout cela sur une période de dix ans.
Pas d’exposition en dehors de mon atelier. Tout en continuant à dessiner un monde de sculptures dans
le domaine du fantastique, mon besoin de créativité se tourne vers d’autres formes d’expressions :
mise en scène de théâtre pour un de mes frères, écrivain et comédien, musique au sein d’un groupe de
Steel-Drum, et formation d’enseignant de yoga. Pendant ce temps, des artistes viennent dans mon
atelier pour développer une recherche en sculpture-céramique, technique en plein essor dans la
deuxième moitié des années 90 :
Françoise Vergier, Véronique Durieux, Flavie Van Der Stigghel, entre autres. Jusqu’a, il y a quatre
ans, l’arrivée du peintre Gérard Drouillet, dont la rencontre provoque un choc qui me remet
brusquement à la sculpture, à l’exclusion de tout le reste. Vingt années de recherches parallèles
auront été cependant nécessaires à cette maturation, à cet approfondissement, à l’abandon de
scories liées à mon éducation, et à ce goût trop exclusif pour l’architecture, ce que je n’aurais su
faire sans m’éloigner vers d’autres voies. Je travaille aujourd’hui sur la mémoire, ce que je comprends
comme le passage d’un monde à un autre, une renaissance. Parcours certes atypique, j’en conviens.
2005 :
exposition chez Gérard Drouillet,à Eygalières.
2006 :
exposition à la galerie Yves Faurie, à Sète, ainsi que dans les jardins du musée Paul Valéry.
2007 :
exposition collective de notre groupe, Gérard Drouillet, Flavie Van Der Stighell, et moi,
à Eygalières, avec beaucoup de projets ensemble (nous travaillons la sculpture tout les trois dans le
même atelier).
Flâneries d'Art 2008
Bareff
Aix-en-Oeuvres
Association Loi 1901